Thierry Gilardi est mort
Le journaliste de TF1 Thierry Gilardi (Photo L'Equipe) est décédé mardi des suites d'une crise cardiaque. Il avait 49 ans et se préparait à commenter la rencontre entre l'équipe de France de football contre l'Angleterre, mercredi au stade de France. Grand nom du journalisme sportif, il avait commencé sa carrière dans les médias en 1982, à France Inter, avant de passer sur Canal + en 1986, où il a commenté d'innombrables matches, avant de présenter les soirées de Ligue des champions. Il avait rejoint TF1 en 2004 pour s'occuper de Téléfoot, mais aussi des matches de l'équipe de France de football.
A quelques heures du choc contre l'Angleterre, à quelques mois de l'Euro, le monde du football est évidemment en émoi, à l'image du président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes: «Je tiens tout particulièrement, au nom de la Fédération française de football ainsi que celui de toute la famille du football français, à exprimer notre profonde tristesse suite à la disparition de Thierry Gilardi. Le monde du sport français et celui des médias viennent de perdre, cet après-midi, une personnalité qui, aux yeux de tous, incarnait la passion et le professionnalisme. En mon nom et celui de la FFF, je transmets mes plus sincères condoléances à sa famille et ses amis.»
Hommages unanimes
Après cette triste nouvelle, les réactions ont été multiples dans le monde du sport. Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports, a estimé que «C'était un homme extraordinaire. C'était la voix du foot et la voix du rugby, un journaliste et un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité. C'est en sa qualité de vice-président du Stade Français que je l'ai connu. C'est une nouvelle terrible pour le sport en général. Je retiendrai surtout que c'était un homme extraordinaire. Un homme généreux, gentil, qui avait une très forte humanité et quelqu'un de passionnant.» Thierry Gilardi était en effet également un grand amateur de rugby. Il occupait le poste de vice président du Stade Français aux côtés de Max Guazzini. Il avait aussi commenté la Coupe du monde 2007 aux côtés de Thierry Lacroix.
Le patron du club parisien a tenu lui aussi à rendre hommage à son collaborateur: «Thierry Gilardi nous avait rejoints il y a 7 ou 8 ans. Il était notre vice-président. C'était quelqu'un de bien, passionné, profondément droit et gentil. Il avait des convictions et un savoir-faire. Il assistait à tous nos matches et, parfois, il représentait le club en déplacement. Je discutais souvent avec lui sur les questions de recrutement, car il avait un avis pertinent. C'était une figure du monde du sport.» (AFP)
____________________________________
Thierry Gilardi, journaliste de TF1 et présentateur de Téléfoot, est décédé d'une crise cardiaque mardi soir. Il avait 49 ans.
Sa voix rocailleuse était devenue aussi reconnaissable que ses yeux bleus. Thierry Gilardi est mort d'une crise cardiaque ce mardi, à l'âge de 49 ans. Il devait commmenter ce mercredi soir le match France-Angleterre.
"On est foudroyés", a aussitôt commenté sur RTL Jean-Claude Dassier, directeur de LCI, évoquant son goût de la vie et de son métier. Même souvenir de Robert Namias, patron de l'info de TF1, qui "s'était pris d'amitié" pour le journaliste sportif : "je retiens son incroyable gentillesse, sa générosité. Il était travailleur et donnait l'imprression qu'il n'avait que du plaisir. C'était tout sauf un frimeur, Gilardi, c'était quelqu'un qui aimait les gens". "On est bouleversés" , a réagi sur LCI Eugène Saccomano, rappelant que Thierry Gilardi l'avait rejoint sur le plateau de "On refait le match" depuis le début de l'année.
"Je prends plaisir à couvrir n'importe quel sport"
Diplômé de Sciences-Po Paris, marié et père de trois enfants, Thierry Gilardi avait plus de 25 ans de métier. Il avait débuté sa carrière à France Inter en 1982. Après un long passage à Canal + où il fut autant commentateur que présentateur entre autres des "Oscars du foot" et des "Ballon d'or", il avait rejoint en 2004 le groupe TF1.
Présentateur avec Mélissa Theuriau de "La Matinale" sur LCI en 2005, tout en commentant la Coupe du Monde de football, il avait ensuite pris le fauteuil de Thierry Roland, commentant les grands directs de football ou encore la Coupe du monde de rugby, sa "discipline" de départ. "Le football, c'est mon métier; le rugby, c'est ma passion. Quand j'ai commencé dans le métier, les journalistes [sportifs] étaient dirigés directement vers le foot, mais je prends plaisir à couvrir n'importe quel sport", disait-il. Il tenait aussi les rênes de Téléfoot et était rédacteur en chef du service des sports de TF1.
Les réactions a ce décès:
Eugène Saccomano, journaliste sportif sur RTL et sur LCI, a réagi au décès de Thierry Gilardi. "C'est terrible pour nous, c'est un ami de longue date. (...) c'était un type chouette Thierry. Ca m'a bouleversé quand j'ai appris cela", a-t-il déclaré au micro de RTL.
On s'était rapproché récemment puisqu'il avait accepté de venir refaire le match avec nous (Emission de LCI et RTL). Il avait tout pour lui Thierry, c'était un type formidable professionnellement et humainement. On dit toujours cela de ceux qui s'en vont, mais là c'était vrai. Je ne l'ai jamais entendu +tailler+ un confrère et il était surtout toujours souriant. Il avait un rire et un sourire souvent éblouissants."
Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football, a déclaré que Thierry Gilardi "incarnait la passion et le professionnalisme." (elle est vraiment résumé celle là, je l'ai entendu sur RMC, il a aussi déclaré qu'il allait demander aux officiels une minute de silence ce soir et si les Bleus pouvaient porter un Brassard noir en Hommage a Gilardi)
"Thierry restera dans nos coeurs un homme de passion, de joie de vivre et de grande compétence", a confié Gérard Houiller, directeur technique national, à propos de Thierry Gilardi, décédé mardi soir d'une crise cardiaque.
C'était quelqu'un de bien, passionné, profondément droit et gentil. Il avait des convictions et un savoir-faire. C'était une figure du monde du sport", a réagi Max Guazzini, président du Stade Français dont Thierry Gilardi était le vice-président.
"C'était un garçon très attachant, toujours souriant, la joie de vivre personnifiée. Je crois que c'est l'image qu'il faut garder de lui, l'image d'un grand sourire, d'un grand éclat de rire. C'était un mec en or, vraiment", a déclaré Thierry Roland, commentateur sportif sur M6.
"Thierry Gilardi était un brillant journaliste, amoureux du sport dont il a servi la cause et les valeurs. Il laissera la trace d'un homme de passion et de fidélité" a assuré Bertrand Delanöe, le maire de Paris.
"Je suis bouleversé. C'était un très grand professionnel et un être humain d'une très grande qualité et intégrité. C'était devenu un ami. Tous ceux qui aiment le football sont aujourd'hui en deuil et s'inclinent devant sa famille et ses amis", a réagi Frédéric Thiriez, président de la Ligue.
"C'était la voix du foot et la voix du rugby, un journaliste et un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité. C'est en sa qualité de vice-président du Stade Français que je l'ai connu. C'est une nouvelle terrible pour le sport en général" a affirmé Bernard Laporte.
"Thierry était un journaliste passionné, chaleureux. Il était le leader de sa génération. Il était un bon camarade avec qui on avait plaisir à travailler et qui transmettait son savoir, un perfectionniste avec le sens du travail bien fait" a commenté Pascal Praud, directeur général du FC Nantes.
"Thierry, c'est quelqu'un qui avait un appétit de vie, un appétit professionnel jamais rassasié. Il avait toujours beaucoup d'exigences. Il avait un côté insatisafait et c'était uniquement pour faire avancer notre travail, le traitement journalistique à la télévision" (Michel Denisot, ex-Canal+).
C'est du très résumé toutes ces réactions...
source: lequipe.fr et tf1.fr
Réactions lues sur RMC.fr
Luis Fernandez : « Au cours d’une émission, il a pris ma défense. J’ai eu l’occasion de lui dire merci et je suis vraiment triste aujourd’hui. C’est quelqu’un qui part jeune, c’est dur. C’est difficile. J’ai une pensée pour sa famille et pour ses proches car c’est un moment difficile. C’est un personnage qu’on aimait et que nous ne sommes prêts d’oublier. »
Gérard Houllier (DTN du football français) : « C’est une tragédie car c’était non seulement un ami du sport mais aussi un ami personnel. On s’était revu récemment pour l’anniversaire d’un ami commun. Ca semble trop injuste. Nous en sommes au stade de ne pas y croire. On se souviendra surtout de son sourire, de sa joie de vivre, de sa passion, son enthousiasme mais aussi sa rigueur professionnelle. Je pense surtout à sa femme et ses enfants à qui j’exprime tout mon soutien. »
Max Guazzini (président du Stade Français) : « Je n’arrive pas y croire. C’est tellement horrible. Il était avec nous samedi (match contre le Stade Toulousain) pour assister à l’échauffement des joueurs avec son blazer et sa cravate. Il a déjeuné avec des joueurs. Il était assis à côté de moi au stade. C’était un homme si bien, si gentil et si respectueux. Nous sommes peu de choses. Je pense bien entendu à son épouse et à ses enfants. Je repense à son sourire, la remise des maillots la veille des finales avec l’émotion qu’il avait lorsqu’il leur parlait. Dès qu’il le pouvait, il faisait les déplacements avec les joueurs. Je ne vois pas ce que je peux dire d’autre ce soir. »
Charles Biétry (ancien patron de sports de Canal Plus) : « J’ai une telle difficulté à croire à ça. Il respirait l’enthousiasme, la vie et la joie de travailler. Il m’a fallu un mal fou à y croire cet après-midi. Ca ne me paraissait pas possible qu’il puisse arriver quelque chose comme ça. On a travaillé quinze ans ensemble et vécu beaucoup de choses ensemble. Je suis allé le chercher en 1985 alors qu’il était à la Fnac (directeur de la communication). Je l’avais déjà entendu avant. Il était bon et il savait qu’il fallait travailler pour faire de la télévision. Il a progressé et il est devenu très vite un leader de la rédaction. On a eu une enguelade que je regrette. Il nous a fallu deux ans pour l’effacer. Aujourd’hui, elle parait stupide. C’est quinze ans d’une vie où on a travaillé ensemble et où on a été heureux ensemble. C’est très dur ce soir. »
Bernard Laporte, quelle est votre première réaction après le décès de Thierry Gilardi ?
C’est un sentiment de tristesse. Personnellement, je perds un ami. Quelqu’un que j’ai appris à connaître au Stade Français dont il était le vice-président. C’était quelqu’un d’agréable à vivre. Un grand frère. J’adresse toutes mes condoléances à sa famille. Il laisse beaucoup d’amis parce qu’il était vraiment généreux et complice avec les gens. Au Stade Français, c’était le grand frère de tous les joueurs. Je sais d’ailleurs que le week-end dernier, il a partagé des moments avec eux. Il avait toujours le sourire et était agréable à vivre. C’est une triste soirée pour nous.
Même s’il commentait le football, Thierry Gilardi était avant tout un amoureux et un connaisseur du rugby…
Oui puisqu’il avait même joué au rugby au poste de demi d’ouverture. Quand je l’ai vu arriver en tant que vice-président au Stade Français, je me suis demandé ce qu’il faisait ici, lui journaliste de football. Mais il a été admis tout de suite car il connaissait les normes de ce sport. Tout le monde aimait Thierry Gilardi parce qu’il était généreux, ne disait jamais du mal des gens et positivait toujours. On aimerait que le monde entier soit fait de gens qui ont son caractère et son tempérament. Je le répète, nous perdons un grand frère.
Quel souvenir gardez-vous de lui ?
J’en ai beaucoup, mais surtout lorsque je n’étais plus au club puisque je ne l’ai connu qu’un an avant de rejoindre l’équipe de France. Quand je revenais dans le vestiaire du Stade Français lorsqu’ils avaient gagnés, il m’embrassait tout le temps. Je voyais au fond de son regard, la joie pour les autres. Mais pas pour lui car c’est quelqu’un qui ne se mettait jamais en avant. Il était content que les gens autour de lui soient heureux. Et quand le Stade Français perdait, il était toujours présent, autour des joueurs. N’ayons pas peur des mots, c’était quelqu’un de fantastique.
JM larqué a été appelé par RMC (ou il est consultant), Francois Pesenti a déclaré l'avoir eu au téléphone et a dit à l'antenne que "Jean Mimi" n'était pas en état de prendre la parole tellement il était en pleurs
Quand à Max Guazzini, on sentait les trémolos dans sa voix
Je dois avouer que quand j'écoutais "Coach Courbis" et que Rolland Courbis a annoncé ça, on espérait tous à un canular, Courbis le premier... C'est Gilbert Bribois qui nous a confirmé la nouvellen ayant eu la confirmation du décès par des gens de TF1 présents au Stade Charléty de Paris pour le Match des A' contre le Mali
Un des envoyés spéciaux d'RMC à Charléty, Loïc Brayley (orthographe incertaine), a vu Raymond Domenech comme jamais il ne l'avait vu... Il avait l'air aussi bouleversé
Le journalisme sportif perd un de ses grands hommes
(publié également sur http://www.yvon59.com/ et http://lesnicoises.nice-forum.com)
Trackbacks
Pour faire un trackback sur ce billet : http://leblogducaroto06.zeblog.com/trackback.php?e_id=306575
Commentaires
Ajouter un commentaire